EXPOSITION COLLECTIVE
BURLESQUE & POLITIQUE

 

Du vendredi 12 décembre au dimanche 11 janvier

Le Paris Burlesque Festival, comme chaque année, propose une exposition collective pour fédérer les talents d'artistes indépendants et activistes qui gagnent à être connus.

 

Cette année, l'expo se présente en 3 temps.

 

1- "Street art et Burlesque" : une fresque collaborative !

Nos artistes de rue préférés sont invités à intervenir sur un mur de 10 mètres à l'entrée du Centre Barbara Fleury Goutte d'Or.
Cette fresque murale collective est un hommage au burlesque et aux femmes, conçue dans une totale anarchie de styles, par les artistes street-art Charlotte Cochelin, Paddy, Spray Yarps, l’illustratrice Taga, les peintres Radikal Utopia et Tristam De et l’artiste graphique Kiki Picasso.

 

2- Campagne électorale sur le thème : "Et si les politiciens étaient burlesques ?"

Par Seb le Bison : une sélection d'affiches mettant en scène les candidats lors d'une campagne utopique dont nous rêvons tous.

 

3- Installation Vidéo et intervention pirate de SYSTAIME

Pilier de l'art numérique, spécialisé dans la récupération et le détournement d'images d'actualités, l'artiste propose une confrontation entre le discours politique creux (le silence) et  la performance burlesque. Systaime nous réserve aussi quelques interventions pirate tout au long du festival sur les supports numériques.

Centre BARBARA FGO

1 rue Fleury Paris 18 - M° Barbès

Un petit aperçu de l'œuvre commune du mur de 10m x 2,5m
exposé dès le 12 décembre
au centre Barbara FGO

LES ARTISTES

PADDY

 

J’ai acheté mon premier 33t en 82, j’avais 12ans c’était Gonna Ball des Stray Cats, et depuis l’énergie de ce disque marque encore de son influence ma peinture. Je suis passé par le graphisme, le dessin de pub, l’illustration, le dessin presse, le story board, le tatouage, j’ai joué de la contrebasse dans un groupe de Blues’n Roll, mais je trouve que rien n’atteint la liberté du peintre. J’ai commencé par tester l’huile, mais trop de temps de séchage, obligé de laisser poser. L’acrilyque me correspond, j’aime sa rapidité d’utilisation et sa gamme chromatique, disponible en tubes, pots ou bombes. Elle me permet de mixer deux de mes influences, l’Estampe japonaise -pour l’énergie du trait- et le Pop Art américain pour l’utilisation des couleurs. Mais c’était sans compter sur mon côté punk, celui qui me ramène et m’entraine dans la rue, espace de liberté qu’il faut se réapproprier, où il est dur d’exister face à la prolifération d’images et de publicité imposées, celui qui revendique et blasphème, qui vit l’instant et l’offre gratuitement. C’est donc tout naturellement que je me suis remis au pochoir, au collage en bande organisée et donc au street-art.

 

www.patrick-appere.com

CHARLOTTE COCHELIN FATACCY alias Charlotte COUPURES

 

De l'art plastique noir pétrole. Par le collage, le bricolage, et le système D, Charlotte dessine et crée des environnements. Ses recherches trouvent leurs sources dans la culture Junk, celle du ré-emploi et de l’obsolescence. Les travaux qu'elle réalisent sont faits de matériaux banals, usuels, jetés et tendent à donner une vision brute, et fragmentée du présent. Influencée par la science fiction et un univers post industriel, elle explore les possibilités du dessin, en chewing-gum, en fil de laine, mais c'est avec le scotch qu'elle approfondie une esthétique entomologique hybride. A l'école des beaux arts, elle s'initie à l'installation et à la performance en réalise des tissages et des constructions sauvages dans les friches ou l'espace public. Ces actions, proches de l'idéologie des Zone Autonomes Temporaires, alimentent un intérêt profond pour un art activiste et la culture alternative. C'est lors de voyages en Guyane, son pays d'origine, qu'elle trouve sa marque de fabrique, aux couleurs d'un exotisme qu'elle qualifie de «Techno-tropical décadent». L'idée fixe, l'obstination et la monomanie sont les agents cognitifs de sa démarche.

 

www.garexp.org/?portfolio=charlotte-cochelin-fataccy

www.facebook.com/charlotte.cochelin

TAGA

 

Agathe Beltran aka Taga est tombée dans le rock et la BD quand elle était petite mais bizarrement ce n’est qu’à sa seconde crise d’adolescence qu’elle se lance dans la création graphique et monte son 1er groupe de rock ! Au printemps 2004, elle donne naissance à son "mini-moi" une sale gosse avec des couettes et une culotte tête de mort qu’elle nomme Taga. Le lien étroit qui unie la créatrice à sa créature donnera naissance à cette bête à 2 têtes, personnage réel et personnage fictif mélangés, qu’est Taga. La créatrice a réalisé de nombreuses illustrations autour de l’univers punk rock (pochettes de disques, affiches, flyers…) dont certaines ont été publiées dans des fanzines tels que My Way, Kronik, Minette mag, Cafzic… et qui ont fait l’objet d’expositions à Paris et en province. De la déclinaison de son mini-moi, sont nées des petites séries de t-shirts, badges, sacs, poupées… que l’on peut trouver sur son site et dans un petit réseau de boutiques. Taga est également devenue l’héroïne de bandes dessinées publiées dans le fanzine Kronik. Côté musique, Agathe martèle sa basse depuis avril 2002 au sein du trio punk spaghetti La Bonne, la Brute & le Truand et écume bars et salles de concert avec ses 2 acolytes. Attention, c’est elle la brute ! Quand elle ne Tagaïse ou ne Brutalise pas le monde, Agathe joue la muse pour son artiste de mari et prend la pose pour des ami(e)s photographes.

 

taga-shop.alittlemarket.com

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KIKI PICASSO

 

Kiki Picasso travaille depuis 2004 à l'installation du réseau de surveillance des échanges de documents pour adultes (nagios, mrtg, logwatch). On lui doit, en 2011, la mise à niveau du serveur sécurisé des données privées (alimentation et consultation, Architecture Basée sur Apache-ssl). Il est depuis 2013  responsable de l'encodage des messagerie érotiques (Postfix, imaps) et de proxy http (squid). Il participe pour la première fois au Festival du Burlesque en vue d'optimiser l'installation d'un service apicrypt, cryptage d'images intimes circulant par messagerie électronique (Datawarehouse, ETL).

 

www.facebook.com/kikipicasso

SPRAY YARPS

 

Spray  Yarps, derrière ce court palindrome se profile un quadra discret, pochoiriste-portraitiste à ses heures qui a fait de la rue et des squats ses terrains de jeux dès 1985. Il s’adonne à sa pratique dans les méandres des anciennes carrières parisiennes au cours de multiples explorations. Il traîne ses matrices dans Paris intra muros, égrenant les figures de ses VIP préférés sur les murs - des personnalités tout à la fois adulées et controversées comme Brigitte Bardot, Dali ou Al Capone. Electron libre dans les milieux punk et underground, Yarps rallie la Zen Copyright en 1990  (avec notamment SP38, Pêdro!, Davis Dutreix, Mick (RIP), Eduardo (RIP) et Momo ), un groupement d’artistes adepte des  squarts. Expulsions après expulsions, le collectif ouvre de nombreux espaces dans Paris, rejoint par des amis pochoiristes, dont Le Bateleur (RIP), qui compte parmi les précurseurs de l’art urbain dans les années 80/90. C’est à cette même époque que s’activent les artistes de rue qu’il admire : Jérome Mesnager, Blek, Speedy Graphito, Kriki (Nukle-Art), Epsylon, Ernest Pignon Ernest, Marie Rouffet, les VLP entre autres. Yarps va exposer à plusieurs reprises dans ces squats d’artistes des œuvres composées de tous types de matériaux, jusqu’à la dissolution du collectif fin 90. Il collabore en parallèle étroitement pendant plusieurs années avec le photographe Gérard Lavalette, découpant les matrices des portraits que ce dernier réalise pour lui. Au fil du temps, ses pochoirs évoluent vers le collage. Il vaporise directement les pages de vieux journaux ou livres sélectionnés en fonction de ses thèmes de prédilection pour les afficher sur murs. Coupant court aux vernissages et mondanités, il préfère oeuvrer dans son appartement parisien qui lui sert d’atelier, ciselant au cutter X-acto les traits de ses héros intimes lorsque le temps le lui permet. Dans ses compositions réinterprétant souvent les figures du cinéma dans des films d’anthologie (Clint Eastwood - Inspecteur Harry, Gérard Jugnot - Le Père Noël est une ordure, Marylin Monroe – Sept ans de réflexion, etc.), les personnages tiennent en joue le spectateur avec de gros calibres…tandis que les pin-ups montrent leur pétard ! Entre vinyle et stencil, son cœur balance : à son art s’attache une forte influence de divers courants musicaux (le early reggae, le rock’n’roll, Gainsbourg, les bandes-sons de Tarantino et Schifrin), Yarps ayant lui-même écopé de quelques années au Conservatoire…Un brin provocateur, féru d’images choc, il ajoute parfois une pincée d’humour décalé, voire politiquement engagé, émaillée d’onomatopées et de jeux de mots savoureux qui sont sa touche personnelle. Avec Pêdro!, il forme pour la rigolade le « laid crew », dont le slogan est « besoin de personne en art laid » ! Yarps se plaît à détourner avec bonheur les titres, slogans ou répliques célèbres ("Natural Born Sprayer", "Yes we Spraycan", "Fuck me if you Kahn", "Make my spray"…). Cet humour, allié à un univers essentiellement tourné vers les idoles du passé, nous renvoie à un art qui ne se prend pas au sérieux, généreux par la volonté déclarée de l’artiste de se détacher des contingences du street art business pour se faire avant tout plaisir.

 

www.facebook.com/spray.yarps

systaime.jpg

SYSTAIME

 

Systaime, de son vrai nom Michaël Borras est un plasticien contemporain français . Artiste du multimédia et des réseaux, Systaime est le fondateur du mouvement French Trash Touch (créé en 1995, attesté en 2003), membre de l’internationale échantillonniste, il est un acteur important du réseau artistique alternatif international, de l’art numérique et de l’art en réseau. Michaël Borras intervient sur de nombreux événements artistiques internationaux en tant que producteur, organisateur, conférencier, commissaire d’exposition et créateur. En 2011, il est l’instigateur et le fondateur du Spamm, musée des Arts super modernes. Depuis 2012, il est également chroniqueur pour l’emission l’Oeil de Links diffusée sur Canal +. En Mars 2013, il organise avec Ellectra Radikal, l’exposition Spamm Cupcake à New York sur l’invitation de Marc Brown. En Juillet 2013, Il réalise le clip « Sexodrome » pour Asia Argento et réalise les visuels lors de la soirée de lancement de l’album « Total entropy » au Silencio ( Club privé de David Lynch ) à Paris. Fin Juillet 2013, Il organise avec Miyö Van Stenis et Helena Acosta, l’exposition SPAMM Dulce au musée d’art contemporain de Caracas au Venezuela. En novembre 2013, il est invité par le Ministère de la Culture et de la Communication à participer à la conférence « Transmettre la culture à l’ère du numérique ». En 2014, il est à nouveau invité par le Ministère de la Culture et de la Communication pour réaliser un workshop dans le cadre de Silicon Valois. En mars 2014, il conceptualise et réalise la série « Dr BooBoo » diffusée sur la plateforme internet, Arte Créative. En juin 2014, il s’associe avec Nicolas Kantorowicz (Sporto Kantes, Ex-Wampas) pour créer : Systaime X Kantes. Avec Dj Kantes (Nicolas Kantorowizc), ils sont invités par l’Institut Français pour une tournée en Indonésie et en Thaïlande, ils réalisent des lives audio/video dans les villes de Yogyakarta, Surabaya, Bandung, Bali et Bangkok. En juillet 2014, il organise le Festival « Digital Vision ». En septembre 2014, il organise avec Helena Acosta et Alan Schaffer l’exposition « Spamm Webtics » à New York.

 

SILENCES

systaime-silences.blogspot.fr

 

SYSTAIME | FRENCH TRASH TOUCH

www.systaime.com

 

TRISTAM

 

Tristam débute sa carrière musicale comme chanteur dans le groupe punk Guilty Razors. Le gang s’autodétruit après trois ans en conclusion de son concert à l’Olympia en 79. De 1980 à 1990 il sévit dans le collectif de peintres «les musulmans fumants» avec Francky boy , Waty, Fabrice Langlade, gangloff & Cesar maurel. Il est révélé au grand public en 1988 grâce à sa chanson «bonne humeur ce matin». Depuis 1992 il a repris a plein temps son activité de peintre. Objet d'un culte souterrain sur toute la planète, le travail de Tristam est a la fois complexe et d'une rare facilité d'absorption. D'aucuns le taxeront de néopopisme, mais il serait un peu simple d'ignorer les diffèrents niveaux de lecture innèrrants a son travail. Non, le plus juste comme le dit si bien Alphonse Allais est "de se faire une idée par soi-même, même si elle est fausse"...

 

www.tristamde4.com

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